Enquête sur les deux morts dans une aciérie de la nièvre

Enquête sur les deux morts dans une aciérie de la Nièvre

par

Que s'est-il passé dans le four expérimental de l'aciérie Aperam d'Imphy ?

Une enquête judiciaire a été ouverte après la mort de deux salariés mercredi matin, victimes d'un manque d'oxygène lors d'une opération de maintenance.

Un prestataire externe de 62 ans, est descendu dans un four de 3 mètres de haut à l'arrêt et ventilé depuis quarante-huit heures, pour une intervention banale. Son collègue, un employé d'Aperam âgé de 41 ans, l'a trouvé inconscient et a appelé les pompiers avant de descendre à son tour. A l'arrivée des secours, le premier était décédé, et le second est mort lors de son transport à l'hôpital.

Des traces d'argon au fond de la cuve.

La préfecture et le procureur de la République se sont rendus sur place dans la journée. L'unité où s'est produit l'accident a été arrêtée et placée sous scellés, alors que le reste de l'usine continuait à tourner. Une autopsie des deux victimes doit être menée vendredi, ainsi que des examens toxicologiques. L'inspection du travail a aussi ouvert une enquête. Selon le procureur, des traces d'argon ont été découvertes au fond de la cuve. Ce gaz inerte, utilisé pour produire l'acier, aurait chassé l'oxygène.

Une cellule psychologique a été ouverte pour les 800 salariés de l'usine. "Les conditions de travail dans cette entreprise sont déplorables. Ca nous pendait au nez.", a confié un représentant syndical CGT cité par l'Yonne républicain.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a tenu à "assurer les familles des victimes de (son) soutien dans cette épreuve douloureuse". L'aciérie Aperam située à Imphy, dans la Nièvre, est détenue majoritairement par la famille Mittal. Elle est spécialisée dans la fabrication d'inox.

Le Fumimask est très utile dans les entreprises, afin d'éviter les catastrophes humaines qui peuvent survenir à tout moment.